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Musique classique et opéra par Classissima

Benjamin Britten

samedi 30 juillet 2016


Classiquenews.com - Articles

21 juillet

GSTAAD Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016. Premiers concerts, les 14, 15 et 16 juillet 2016.

Classiquenews.com - Articles Compte rendu, Festivals. GSTAAD Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 (Suisse). Premiers concerts, les 14, 15 et 16 juillet 2016. Plutôt tourné vers l’Est de la Suisse c’est à dire du côté germanique (vers Bern, Zurich…), le festival fondé il y a 60 ans par Yehudi Menuhin à Gstaad, au delà de Montreux et Lausanne, défend depuis ses débuts en 1977 et la direction du violoniste légendaire, les valeurs que l’auguste musicien a portées et qui fondent toujours la flamboyante activité de l’événement (en 2016, pas moins de 70 concerts de juillet à septembre) : le mélange des genres, l’interaction avec le paysage majestueux des cimes alpines, surtout la transmission et la pédagogie, d’où, portées et développées par Christoph Müller, actuel intendant et directeur artistique, ses pas moins de 5 académies, toutes promesses à des sessions de travail passionnant, et pour le public, des concerts finaux qui aux côtés des programmes défendus par les artistes renommés invités, constituent tout l’intérêt du Festival Suisse. Ainsi, en plus d’une académie dédiée aux cordes, aux chant, au Baroque, et au piano, Gstaad organise aussi chaque été, une académie de direction d’orchestre sous la houlette du maestro Neeme Järvi. De quoi enrichir en fin de session, le fameux concert de l’Académie, qui couronne un nouveau jeune maestro à la tête de l’orchestre du Festival : cette année, les festivaliers pourront suivre les avancées des candidats académiciens les 1er, 9 puis 17 août (avec pour cette dernière session, sous la tente blanche du Festival, la remise du prix Neeme Järvi au meilleur d’entre eux). LES LABEQUE EN OUVERTURE… Déjà invitées en 2011, dans le Boléro de Ravel à quatre mains, les soeurs Labèque, Katia et Marielle, ouvrent le festival 2016 ce 14 juillet, dans un programme idéalement respectueux de la thématique générale « Musique & famille » ; de fait, les deux pianistes, à la complicité fusionnelle, abordent une collection de pièces de différents compositeurs dont chaque atmosphère renvoie inéluctablement à leur enfance, et à la figure de leurs parents. La danse est à l’honneur, entraînante et rythmiquement voluptueuse sous la nef de la formidable acoustique de l’église de Saanen : Danses hongroise et slave de Brahms, de Dvorak ; Pizzicato Polka et Schnellpolka de Johann Strauss. C’est surtout dans la seconde partie du récital à 4 mains, que les interprètes se révèlent davantage inspirées, ambassadrice d’ambiance ténues, parmi les plus allusives et intimes, au chatoiement pudique d’une ineffable et secrète cohérence : Dolly de Fauré – redoutable dans son jeu des mains imbriquées- fait référence à une œuvre décisive pour la constitution du duo ; Scaramouche de Milhaud était une pièce vénérée par leur mère ; et l’on comprend la place spécifique, finale, du Lutoslawski (rare variation sur un thème de Paganini) qui est réécriture d’une mélodie bien connue, dont l’implosion progressive indique l’accomplissement d’un passage obligé, celui d’un incessant mouvement recréateur ; toutes ces pages amoureusement, intimement énoncées récapitulent l’élaboration d’une sensibilité à 4 mains et 2 cœurs, qui sait aujourd’hui, s’ouvrir à de nouvelles expériences musicales, quitte à prendre des risques toujours stimulants. Voilà pourquoi en bis, Katia et Marielle Labèque jouent leur cher Philipp Glass, un compositeur dont elles sont proches et ont participé à la progressive reconnaissance, à une époque où personne ne le considérait véritablement. Investi, riche, divers, à la fois éclectique mais profondément unitaire, le récital diffuse une remarquable maîtrise, un temps suspendu alors qu’à quelques kms de là, foudroyait la tragédie du massacre de Nice en France. Instant précieux en temps de barbarie. CONCERT HOMMAGE pour le CENTENAIRE YEHUDI MENUHIN. Le lendemain 15 juillet, dans la même église (et repris pour une seconde session le 16), le britannique Paul McCreesh dirige le concert hommage officiel célébrant le centenaire de la naissance du fondateur Yehudi Menuhin. Eglise comble, officiels en rangs serrés, venus applaudir les discours préalables de la famille Menuhin dont la mémoire c’est à dire les valeurs artistiques et morales sont de fait, toujours vivaces : ouverture, transmission, échanges… Paul McCressh dirige ses effectifs (Gabrieli Consort & Players) dans le Requiem de Mozart (version rare – du moins méconnue en France-, signée Franz Beyer propre aux années 1970, plus efficace et dramatique, moins édulcorée que celle ordinairement jouée et qui comprend les maladresses et redites de l’élève de Wolfgang, Süsmayer). Le sens des contrastes, la vibrante expressivité des tutti, – la vitalité générale des pointes solistiques (belle plasticité du timbre de la soprano Charlotte Beament) affirment le tempérament du chef, qui sculpte la matière orchestrale et le tissu choral avec un tempérament acéré, celle d’un fauve concentré, soucieux d’allant et d’équilibre. Auparavant, les choristes ont imposé leur maîtrise dans leur langue natale, dans l’Hymne to St. Cecilia – prière et lamento de 10 minutes d’une impeccable tenue : sublime lecture de Britten sur le baroque britannique qui l’a précédé. En bis, les effectifs – chanteurs seuls, entonnent un motet d’Elgar, compositeur qui occupe actuellement chef et chanteurs, pour un enregistrement récemment élaboré avant cet été 2016. La beauté des paysages montagneux de Gstaad ne fait pas uniquement l’attrait d’un festival unique en Europe. La diversité des programmes, l’activité des 5 académies professionnalisantes pour les jeunes musiciens et chanteurs, et que peuvent suivre les festivaliers pas à pas, expliquent la pertinence du Festival suisse laissé en héritage par le légendaire Menuhin. A NE PAS MANQUER 5 prochains temps forts du Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy (à l’affiche jusqu’au 3 septembre 2016) : en juillet 2016 : 1 – 25 juillet 2016 : dans la sublime église de Launen (et son décor montagneux de rêve !), le volet III du cycle hommage à Menuhin par le pianiste Andras Schiff 2 – 28 juillet 2016 : premier volet des sessions de la Conducting Academy / Académie de direction d’orchestre : les festivaliers découvrent alors les tempéraments de chaque jeune maestro apprentis, d’autant plus sollicité/exposé, que chacun est invité ainsi à diriger l’orchestre du Festival. Expérience unique en Europe. en août 2016 : 1 – 17 août 2016 : concert final de l’Académie de direction avec la remise du prix Neeme Pärvi (tente du Festival) 2 – Cycle Lang Lang : le pédagogue sous la tente du Festival, le 26 août 2016 (15h) ; puis le récitaliste, même lieu le 27 août 2016, 19h30, dans Les Saisons de Tchaibkovk (un programme récemment défendu par classiquenews, LIRE notre critique du dvd Lang Lang joue les Saisons de Tchaikovsky dans la Galerie des Glaces de Versailles , enregistré en juin 2015) en septembre 2016 : Symphonie de Beethoven (9ème), sujet réinterprété et réarrangé pour les lycéens des cantons de Berne, soit le 2 septembre 2016 à 19h30. Yehudi Menuhin fondateur du Festival de Gstaad entendait défendre coûte que coûte la transmission vers les jeunes et les familles, l’accès et la sensibilisation à l’adresse d’un très large public… pari toujours relevé et réussi aujourd’hui comme en témoigne ce concert performance qui engage directement les jeunes spectateurs et leurs familles. Toutes les Infos et modalités de réservation sur le site du Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 (Centenaire Yehudi Menuhin / 60è édition du Festival) : http://www.gstaadmenuhinfestival.ch/site/fr/ LIRE AUSSI notre présentation complète du Festival GSTAAD Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016

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15 juillet

Jacob Shaw, journal intime d’un jeune violoncelliste

Johannes Brahms (1833-1897) : les deux sonates pour violoncelle et piano op. 38 et op. 99 ; Benjamin Britten (1913-1976) : suite pour violoncelle seul n° 3 op. 87. Œuvres pour violoncelle seul de Jacob Shaw, Ernest Bloch, Théophile de Wallensbourg, Pablo Casals et Wang Ping. Jacob Shaw, violoncelle ; José Gallardo, piano. Un album de 2 CD Roven. Enregistré entre 2009 et 2015 à Augsbourg et Copenhague. Textes de présentation et anglais et chinois. Durée : 105'.




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12 juillet

SUISSE : festival de GSTAAD, à partir du 14 juillet 2016

SUISSE : festival de GSTAAD, à partir du 14 juillet 2016. Premiers concerts à Gstaad en Suisse, les 14, 15, 16 juillet 2016. Le premier festival estival en Suisse, poursuit l’activité de Yehudi Menuhin, son fondateur, en accordant excellence des programmes défendus par des grands interprètes (solistes, chefs, orchestres) et transmission et programmes pédagogiques en direction des publics et des familles sans omettre les jeunes musiciens (car le festival est aussi une académie). Cette année, ouverture avec le piano à quatre mains des soeurs Katia et Marielle Labèque, le jeudi 14 juillet à 19h30 (église de Saanen : Tchaikovski, Schumann, Brahms, Gershwin… RESERVEZ . Puis vendredi 15 juillet à 19h30 (même lieu), Requiem de Mozart à la mémoire de Yehudi Menuhin, couplé avec deux oeuvres de JS Bach et Britten(Hymn to St Caecilia) – Paul McCreesh, Gabrieli Consort / repris samedi 16 juillet, mêmes heure et lieu. RESERVEZ Samedi 16 à 10h30 (Chapelle de Gstaad : récital de la jeune pianiste Danae Dörken « jeune étoile » du festival 2016 : Brahms, Janacek, Schubert)… RESERVEZ Festival de GSTAAD – GSTAAD Menuhin Festival & Academy, du 14 juillet au 3 septembre 2016. Tous les concerts, tous les artistes sur le site du festival de Gstaad 2016 LIRE aussi notre présentation complète du Festival avec l’entretien avec le directeur artistique Christoph Müller

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8 juillet

Rentrée lyrique 2016 : productions événements en septembre et octobre 2016

RENTREE LYRIQUE 2016… Avec classiquenews préparez dès cet été votre rentrée lyrique en septembre et octobre 2016. Quels sont les spectacles à ne pas manquer ? Quels sont les chanteurs prêts à de nouveaux défis ? Et quelles sont les mises en scènes prometteuses? Car ne l’oublions, à notre époque si tentée (et séduite) par l’image, l’opéra offre aussi un spectacle total où le théâtre (décors, mouvements des corps, regards et intentions exprimées) pèse aussi, aux côtés du chant et la musique, de tout son poids… Eliogabalo, The Turn of the screw, L’Opéra de Quat’sous, … Paris, Nantes, Strasbourg, Mulhouse répondent à notre appel (et à nos attentes). Voici notre sélection pour ne rien manquer des événements qui font l’agenda lyrique de septembre et octobre 2016. Angers Nantes Opéra Wagner : Lohengrin en version de concert, dès le 16 septembre à La Cité de Nantes… Wagner définit dans le personnage humain / divin de l’élu descendu sur terre, Lohengrin, le statut même de l’artiste (ce qu’il fera encore mais de façon pus dramatique encore dans Tannhaüser) : Lohengrin c’est Richard Wagner soi-même qui offre à l’humanité maudite, une chance de salut. Las, Elsa, princesse de Brabant humiliée, destituée, se montre indigne de l’opportunité qui lui est ainsi offerte. Car dans l’ombre, règne l’activité malsaine, manipulatrice du couple noir et diabolique de Talramund et d’Ortrud. A travers l’échec d’Elsa et l’impuissance de Lohengrin, c’est aussi le pacte d’amour qui est condamné : peut-on offrir sa confiance à celui que l’on aime ?… Le pessimisme de Wagner, (sa justesse ?) pèse de tout son poids. C’est aussi 0 Nnates puis Angers, la première coopération du Théâtre angevin et nantais avec le chef Pascal Rophé. De surcroît en version de concert, la production réunissant plusieurs tempéraments prometteurs dont Catherine Hunold en Ortrud (instance noire et diabolique) permet de se concentrer surtout sur la musique et le chant… Lohengrin de Wagner, version de concert. Nantes, La cité, les 16 et 18 septembre 2016. ANgers, Cnetre de congrès, le 20 septembre 2016. INFOS et RESERVATIONS sur le site d’Angers Nantes Opéra :http://www.angers-nantes-opera.com/lohengrin.html Opéra de Paris Paris, célèbre dès les 14 et 16 septembre 2016, vertiges et sensualité de l’opéra vénitien du XVIIè avec la recréation de l’opéra de Cavalli Eliogabalo (jusqu’au 15 octobre 2016) : ouvrage inédit à Paris, de surcroît présence inespérée du théâtre baroque italien sur la scène parisienne qui semble ainsi renouer avec le XVIIè, quand la Cour de France alors piloté par Mazarin, invitait justement ce même Cavalli (1602-1767) pour y représenter ses opéras Ercole amante et Xerse devant le jeune Louis XIV,a lors époux récent de l’Infante d’Autriche. En septembre 2016, sous la direction de Leonardo Garcia Alarcon, une distribution prometteuse dont Franco Fagioli, contre ténor sidérant dans le rôle titre, Mariana Flores (Atilia Macrina), Valer Sabadus (autre contre ténor impeccable dans le rôle de Giuliano Gordio)), ou Paul Groves (Alessandro Cesare) défend le drame intense et percutant voire cynique de Cavalli (livret par aun auteur anonyme). De toute évidence cet Eliogabalo est la production événement à Paris au registre du baroque. Infos, réservations sur le site de l’Opéra national de Paris : https://www.operadeparis.fr/saison-16-17/opera/eliogabalo . A l’affiche les 14, 16, 19, 21, 25, 27, 29 septembre puis 2, 5, 7, 11, 13 et 15 octobre 2016. Opéra national du Rhin A Strasbourg dès le 21 septembre 2016, reprise de la production de l’opéra le plus sombre voire troublant de Benjamin Britten : The Turn of the Screw / Le tour d’écrou d’après la nouvelle d’Henri James, dans la mise en scène de Robert Carsen. Les opéras qui mettent en scène les enfants sont en général propres aux contes et légendes, rites ou initiations qui se terminent bien. Chez Britten inspiré par James, rien de tel : la perte de l’innocence est sans appel et peu de partitions ont exprimé avec une telle justesse poétique, l’enfance soumise au mal, l’innocence manipulée et sacrifiée. D’autant qu’ici, l’exposition des faits dans ce drame noir et fantastique, est réalisée depuis le point de vue de la gouvernante qui aime tant les deux enfants, désormais saisis sous l’emprise de Peter Quint… Comme à son habitude, Robert Carsen éclaire les brûlures de l’action avec l’élégance et l’efficacité qui le caractérisent. A Strasbourg, Opéra, les 21, 23, 25, 27, 30 septembre 2016. A Mulhouse, La Filature : les 7 et 9 octobre 2016 . TCE, PARIS Le Berliner Ensemble aborde Brecht et Weill dans l’Opéra de Quat’sous (reprise, inspiré de l’opéra des gueux de John Gay) – du 25 au 31 octobre 2016 . la mise en scène – épurée, atemporelle de Bob Wilson, souligne ce cynisme poétique désenchanté/déshumanisé qui épingle les petites trahisons et perversités qui font la barbarie humaine. Le Berliner ensemble aborde ici l’un des piliers de son répertoire : l’accord des interprètes et de la partition choisie est proche de l’idéal. L’Opéra de quat’sous est une oeuvre tirée de L’Opéra des gueux (The Beggar’s Opera du dramaturge anglais John Gay, 1685-1732), très grand succès en 1728. Le texte de Brecht mis en musique par son complice Kurt Weill est créé en 1928, soit 2 siècles après la création de l’oeuvre source, au siège du Berliner ensemble. Voyous, escrocs en tous genres (Mackie Messer et sa bande), bons bourgeois guère plus vertueux… racontent les chapitres d’une épopée triviale mais juste qui dénonce pauvres et riches, leur hypocrisie écœurante : « « la similitude profonde entre les gens de la haute et ceux de la basse société », dit John Gay. C’est en 1928, la grande fresque crapuleuse affiche son cri obscène et juste au TCE à Paris.



La lettre du musicien (Comptes rendus)

8 juillet

En Isère, inauguration de la Maison Messiaen

Soutenue par la Fondation de France et la fondation Messiaen, l’inauguration de la Maison Messiaen à Petichet était l’occasion d’un somptueux week-end en 14 concerts organisé par l’Agence iséroise de diffusion artistique, dirigée par Bruno Messina.Petichet, qui fait partie de la commune de Saint-Théoffrey, est à une trentaine de kilomètres de Grenoble. C’est là que le compositeur français écrivit la majeure partie de son œuvre. A tout seigneur, tout honneur: Roger Muraro, l’un des rares musiciens à avoir été hébergé par Yvonne Loriod et Olivier Messiaen dans leur maison d’été, ouvrait les festivités du week-end dans l’église de Saint-Théoffrey. Sur un instrument dur, le pianiste français réalise notamment des prodiges dans Le Loriot, tiré du Catalogue d’oiseaux, où son sens de la narration musicale, du rythme tranchant et de la plus voluptueuse écriture harmonique ne rencontrent probablement aucun équivalent à l’heure actuelle chez Messiaen. Le temps de visiter la tombe du compositeur (une impressionnante stèle surmontée d’un oiseau, sur fond de montagnes) et l’on retrouvait l’église pour un second concert, donné par les solistes du Spirito-Chœur Britten. Programme inégal où des œuvres de jeunesse de Messiaen côtoient des pages de Jaubert et Debussy, mais dans lequel l’attachante interprétation de la soprano Marina Venant montre, avec son « lac comme un gros bijou bleu », à quel point les Poèmes pour mi ont été inspirés par le paysage du lac de Petichet. Le lendemain matin venait l’inauguration proprement dite de la Maison Messiaen, destinée à des résidences d’artistes. Vivifié par un concert d’une centaine d’enfants de la région autour des chants d’oiseaux, le domaine frappe par sa beauté naturelle – le lac en contrebas, mais aussi sa modestie – la maison originelle de 1936 fut agrandie d’un studio de répétition et d’un autre petit chalet afin que Yvonne Loriod et Olivier Messiaen puissent travailler séparément. Trois concerts suivaient dans l’après-midi: le premier de Jean-François Heisser qui triomphe de l’acoustique difficile de l’église de Corps par un sens éperdu de la clarté dans des extraits d’Iberia d’Albeniz, puis du baryton-basse de Vincent Le Texier qui offrait, outre des mélodies de Debussy, compositeur omniprésent du week-end, d’intrigants passages de Saint François d’Assise de Messiaen dans la réduction pour piano réalisée par Yvonne Loriod en 1983. La journée culminait ensuite par un concert en altitude à la basilique Notre-Dame de la Sallette. Le premier résident de la Maison Messiaen, Roger Muraro (qui viendra accompagné de ses élèves) éblouissait une nouvelle fois par un sublime Baiser de l’Enfant Jésus, tiré des Vingt Regards, avant que le chœur Spirito de Nicole Corti et l’Ensemble orchestral contemporain ne fassent alliance dans de jubilatoires Trois Petites Liturgies de la Présence Divine, sous la direction experte de Daniel Kawka. Egalement données par Roger Muraro et la formidable ondiste Nathalie Forget, ces Trois Petites Liturgies terminaient, avec une impressionnante majesté, l’hommage rendu à l’art unique d’un compositeur à la fois naif et effrayant, dont la mémoire reste indissociable du département de l’Isère. (1er et 2 juillet)

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3 juillet

Opéra national de Paris, saison 2016 – 2017. Temps forts

OPERA NATIONAL DE PARIS, nouvelle saison lyrique 2016 – 2017. Souhaitons tout d’abord une nouvelle saison à l’Opéra de Paris, moins chahutée que la saison dernière où les mouvements de grève ont produit un déficit historique contre lequel le directeur Stéphane Lissner s’est exprimé en tirant la sonnette d’alarme. La nouvelle saison lyrique à Paris laisse rêveur et suscite de facto l’impatience d’être déjà à septembre prochain pour découvrir les promesses annoncées. Au total en 2016-2017, la nouvelle saison lyrique 2016-2017 totalise 11 nouvelles productions et 8 reprises (ou productions déjà vues, mais dans de nouvelles distributions, ce qui les rend tout autant désirables). 7 spectacles à voir d’ici fin 2016 Nous ne présentons ici que les spectacles qui sont nos coups de coeur ou des productions incontournables (et l’on vous dit pour quelle raisons…). Grâce au musicologue Jean-François Lattarico (collaborateur sur classiquenews), les opéras de Cavalli connaissent un sursaut de réhabilitation. Justifié car le plus digne héritier de Monteverdi aura ébloui l’Europe entière au XVIIè, par son sens de la facétie, sensualité, cynisme et poésie, mêlés. Avec son Eliogabalo, recréation et nouvelle production, voici assurément l’événement en début de saison, du 14 septembre au 15 octobre 2016, soit 13 représentations incontournables au Palais Garnier. Avec le Nerone de son maître Monteverdi dans Le couronnement de Poppée, Eliogabalo illustre cette figure méprisable et si humaine de l’âme humaine faible, « effeminata », celle d’un politique pervers et corrompu qui ne maîtrise pas ses passions mais en est l’esclave clairvoyant et passif… Superbe production à n’en pas douter et belle affirmation du Baroque au Palais Garnier. Leonardo Garcia Alarcon, direction musicale. Thomas Jolly, mise en scène. Avec entre autres : Franco Fagioli dans le rôle-titre ; Valer Sabadus (Giuliano Gordie)… soit les contre ténors les plus fascinants de l’heure. Un must absolu. La Tosca de Pierre Audi, nouveau directeur du festival d’Aix (en 2018), est l’autre nouvelle production à suivre : du 17 septembre au 18 octobre 2016 à Bastille. Avec la Tosca de Anja Harteros ou Liudmyla Monastyrska (voir les dates précises de leur présence), Marcelo Alvarez (Mario), Bryn Terkel (Scarpia)… 10 représentations. Orchestralement flamboyant, vocalement irrésistible (- qui résiste à l’air Mon cœur s’ouvre à ta voix, immortalisé par Callas ?), l’opéra de Saint-Saëns, Samson et Dalila fera les beaux soirs de 11 dates, – du 1er octobre au 5 novembre 2016. Avec Anita Rachvelishvili et Aleksandrs Antonenko dans le couple-titre. Philippe Jordan, direction / Damiano Michieletto, mise en scène. Incandescente et rayonnante soprano sud africaine, Pretty Yende, lauréate, avant le Prix Operalia de Placido Domingo, du Concours Vincenzo Bellini (le must du bel canto international), chante Lucia di Lammermoor (attention uniquement les 14,17, 23 octobre puis 4, 8 et 16 novembre : vérifiez néanmoins les dates car un changement est toujours prévisible). Du 14 octobre au 16 novembre, Opéra Bastille. Riccardo Frizza, direction. Andrei Serban, mise en scène. On ne peut guère résister non plus, à l’Hoffmann de Jonas Kaufmann des Contes d’Hoffmann d’Offenbach dans la nouvelle mise en scène de Robert Carsen, lequel, c’est certain, fusionnera cynisme, poésie et raffinement visuel. Attention Jonas Kaufmann ne chante le rôle qu’à certaines dates (3,6,9,12,15,18 novembre 2016), entouré d’artistes français parmi les mieux chantant de l’heure (Sabine Devieilhe en Olympia; Stéphanie d’Oustrac, la muse ; Yann Beuron, François Liss… Philippe Jordan, direction. Du 31 octobre au 24 novembre 2016. Superbe opéra chambriste de Britten, inspiré par Henry James, Owen Windgrave (1971) est trop rare en France : l’intensité fantastique voire horrifique spécifiquement britannique y aborde le thème central viscéral pour Britten le pacifiste, de la résistance face à la guerre : le jeune héritier Owen s’opposant fermement à ses parents et à la tradition de sa famille, en refusant la carrière militaire qu’on veut lui imposer par continuité familiale… Il est seul face à tous. Nouvelle production signée Tom Creed, avec les jeunes chanteurs de l’Académie de l’Opéra de Paris. 5 représentations à l’Amphithéâtre Bastille, du 19 au 28 novembre 2016. Un diptyque lyrique accompagne les fêtes de fin d’année 2016, double représentation lyrique qui s’avère grâce à ses chanteuses protagonistes annoncées, irrésistibles. Qui peut aujourd’hui à Paris refuser l’invitation d’écouter la superbe mezzo Elina Garanca dans le rôle de Santuzza de Cavaliera rusticana de Mascagni, puis Anna Caterina Antonacci interprète de Santa Susanna de Paul Hindemith ? Deux caractères féminins de choc, deux œuvres denses et tragiques… 9 représentations, du 28 novembre au 23 décembre 2016. Carlo Rizzi, direction / Mario Martone, mise en scène. Temps forts 2017 Les deux premiers temps forts en 2017 sont, de toute évidence, le nouveau Lohengrin (mis en scène par Claus Guth, avec Jonas Kaufmann pour les dates de janvier, auquel succède en février Stuart Skelton). 11 dates, du 18 janvier au 18 février 2017. Philippe Jordan, direction (excellente, millimétrée, chambriste)… Et la nouvelle production de Cosi fan tutte de Mozart, scénographie, chorégraphie par la chorégraphe Anne Teresa De Keersmaesker et ses danseurs, avec Michèle Losier (Dorabella), Frédéric Antoun / Cyrille Dubois en alternance dans le rôle de Ferrando… Philippe Jordan, direction. Du 23 janvier au 16 février 2017. A l’affiche entre autres du dernier festival de Radio France, Présences en janvier 2016, l’italien Luca Francesconi livre en création mondiale son opéra «Trompe la mort » , d’après Balzac… Nouvel ouvrage en deux parties, sous la direction de Susanna Mälkki. Avec Julie Fuchs (Esther), Thomas Johannes Mayer (Vautrin, Trompe la mort), Cyrille Dubois (Lucien de Rubempré), Philippe Talbot (Eugène de Rastignac), Jean-Philippe Lafont (Le baron de Nucingen), Béatrice Uria-Monzon (la comtesse de Sérizy). La prose et l’intelligence balzaciennes se prêtent-elles naturellement à l’opéra ?… Incontestablement l’événement lyrique de la saison nouvelle, au registre de l’opéra contemporain. L’Opéra de Paris aurait-il peur néanmoins de ne pas remplir s’agissant d’une nouvelle partition contemporaine ? L’opéra inédit ne totalise que 7 représentations, du 13 mars au 5 avril 2017. Pourtant l’écriture de Francesconi n’a rien d’abstrait ni d’inaudible, ainsi que notre équipe du studio CLASSIQUENEWS a pu s’en rendre compte lors du Festival Présences en janvier 2016 où Luca Francesconi présentait face à la caméra, son cycle pour soprano, chœur et orchestre d’après les poèmes de Mandela (VOIR le reportage Luca Francesconi au Festival Présence de Radio France en janvier 2016) La suite des événements lyriques à l’Opéra national de Paris en 2017, d’ici octobre 2016 INFOS, RESERVATIONS sur le site de l’Opéra national de Paris, saison 2016 – 2017

Benjamin Britten
(1913 – 1976)

Benjamin Britten est un compositeur, chef d'orchestre, altiste et pianiste britannique (22 novembre 1913 - 4 décembre 197), souvent considéré comme le plus grand compositeur britannique depuis Henry Purcell.



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